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Les Femmes Dans Le Secteur Des TIC : Défis Et Réalisations

Les femmes dans le secteur des TIC : défis et réalisations

« Les femmes doivent se permettre de briller, défendre leurs convictions et s’ouvrir à la technologie. »

À l’échelle mondiale, moins d’un tiers des femmes travaillent dans le domaine de la recherche et du développement scientifiques (UNESCO UIS, 2018).  En Afrique subsaharienne, seulement 30% des professionnels du secteur des technologies sont des femmes. Chez GVG, l’une des sociétés leaders de ce secteur, nous avons le privilège d’employer plusieurs femmes dans notre service technique. L’une d’entre elles, Gladys Barbirye, nous parle de son expérience dans une industrie majoritairement masculine, de sa perspective actuelle de la situation et de ses espoirs pour l’avenir du secteur.

Poursuivre une carrière « masculine »

« Je voulais devenir avocate », dit Gladys, « mais j’étais en tête de classe dans les matières scientifiques. J’imagine que Dieu essayait de me dire quelque chose. »  Bien que sa vocation se soit manifestée par hasard, Gladys a réussi grâce aux efforts qu’elle a consentis.  « Au lycée, j’ai fait de la physique, de la chimie et des mathématiques. J’étais très bonne en ces matières, et j’ai été admise à l’École d’ingénierie de l’Université de Makerere, où je me suis lancée dans un diplôme en ingénierie électrique. Je me suis spécialisée dans l’ingénierie des télécommunications, et je peux honnêtement dire que je ne regrette absolument pas cette décision. »

Gladys nous parle de la situation des femmes dans le secteur de la technologie à l’époque où elle étudiait : « Ce n’était pas facile, mais je dois dire que la majorité des femmes à l’École d’ingénierie irradiait une énergie positive et n’était pas intimidée par quelque situation que ce soit.  Il y avait toujours des défis, visibles ou invisibles, à relever. Mais nous avons tenu bon, en nous soutenant les unes les autres. »

Une société divisée entre prohibition et fierté

D’après le Forum économique mondial, seulement 3% des étudiants qui s’inscrivent à des formations en TIC dans le monde sont des femmes.  Gladys est très claire en ce qui concerne la raison de cette situation : « La société. Dans de nombreuses sociétés africaines […], les filles doivent rester à la maison pour faire les tâches ménagères, pendant que les garçons vont
à l’école. »

Elle poursuit : « Je crois que la sensibilisation et l’ouverture d’esprit sont des facteurs clés lorsqu’il s’agit d’encourager une meilleure inclusion des femmes dans le secteur des TIC. »  Les choses ont déjà commencé à changer de manière visible : De plus en plus, une femme qui devient ingénieure est une source de fierté pour sa famille.  « Mon père me présente toujours à ses collègues en tant qu’Ingénieure Gladys, avec beaucoup de fierté.  Cela me remplit d’humilité, parce qu’il a tout fait pour que je puisse poursuivre mes études d’ingénieure et que je ne me laisse pas intimider par qui que ce soit. »

Encore un long chemin à parcourir dans le monde des affaires

La technologie a entraîné un changement radical de la société à différents niveaux : éducation, infrastructures, inclusion financière, etc.  Étant donné les opportunités à venir dans ce domaine, nous avons demandé à Gladys comment elle envisageait l’avenir à moyen terme des femmes dans cette industrie en Afrique : « Les entreprises doivent accorder de l’importance aux idées des femmes et les prendre en compte à la table ronde. »

Et qu’en est-il des entreprises technologiques qui souhaitent promouvoir la diversité
et l’inclusion ? Gladys est directe : « Ces entreprises doivent se préparer à recevoir une mauvaise presse […]. Certaines personnes pensent toujours que les femmes ne doivent pas être incluses autour de la table ronde parce qu’elles n’ont pas de bonnes idées à offrir.  Les enjeux financiers sont élevés pour ces entreprises technologiques, surtout si elles n’ont pas le soutien d’une société qui pense que les produits conçus par des femmes sont d’une qualité moindre. »

Finalement, Gladys fait passer un message aux filles qui sont réticentes à entreprendre des études se concentrant sur ce secteur.  « Le monde dans lequel nous vivons peut être dur.  Il ne sera pas facile pour vous de faire accepter vos idées, mais n’hésitez pas à défendre votre position ! »

Gladys Babirye

Gladys Babirye, à son poste de travail

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