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Réglementation Et Investissement : Un Coup De Pouce Nécessaire Pour Les Start-ups Technologiques Africaines

Réglementation et investissement : un coup de pouce nécessaire pour les start-ups technologiques africaines

Les start-ups technologiques en Afrique, un marché prometteur

Quelles parties de monde vous viennent à l’esprit lorsqu’on évoque le développement, l’innovation et la croissance ? Et si on ajoute à cela les termes « start-ups » et « technologie » ? Vous vous imaginez probablement à Silicon Valley, n’est-ce pas ? Cela peut paraître surprenant pour la majorité des personnes, mais l’Afrique possède un écosystème technologique jeune et dynamique, ce que confirment des données pré-Covid impressionnantes. Prenons l’exemple de l’écosystème technologique kényan, qui a reçu le surnom de Silicon Savannah suite à son essor. D’après Quartz Africa, les start-ups du continent ont dépassé les 2 milliards USD l’année dernière, et les prévisions étaient encore plus positives. D’ailleurs, Techpoint.africa affirme que les start-ups africaines ont atteint 500 millions USD au cours du premier semestre de 2020. La technologie elle-même a également été un stimulant économique et social pour le continent. En février, Interesting Engineering a publié un article indiquant qu’il existe 643 hubs technologiques sur le continent, dont 41% sont des incubateurs de hubs technologiques, 24% des hubs d’innovation et 14% ce qu’on appelle des accélérateurs. Ces chiffres montrent que la société africaine est très impliquée dans la transformation numérique. Ils évoquent le développement, le progrès et la croissance d’un continent dans sa totalité.

Mais alors que l’écosystème des start-ups était en pleine effervescence, Covid-19 a fait son apparition sur la scène.

L’impact du Covid-19 sur l’écosystème des start-ups

Quand on entreprend de créer une société de zéro, il est important d’analyser toutes les menaces potentielles. Cependant, personne n’avait prévu une pandémie mondiale qui bloquerait les secteurs financiers et des affaires. Dans le contexte de cette crise économique et sanitaire, les premières analyses relatives aux start-ups et à l’investissement ont maintenant été publiées. Dans l’article de Quartz Africa mentionné ci-dessus, il est dit que cette année, le financement total des start-ups africaines pourrait chuter de 800 millions USD, c’est-à-dire de 40%, avec un fort ralentissement susceptible de s’accentuer au cours de deux prochains trimestres. McKinsey a présenté une perspective globale du problème encore plus percutante dans son article Reopening and reimagining Africa (Mai 2020). Selon cet article, un ralentissement mondial, associé au maintien des confinements en Afrique, pourrait plonger le continent dans sa première récession économique depuis 25 ans, tout en menaçant les emplois ou revenus de 150 millions d’Africains, soit un tiers de la main-d’œuvre totale.

L’engagement des grandes sociétés envers l’innovation

La majorité des prévisions n’est pas très encourageante. Cependant, le secteur africain de la technologie est déjà mu par la curiosité, l’innovation et la création de nouvelles opportunités. Plus qu’un « retour à la normale », c’est une « nouvelle norme » qu’il faut envisager, pourvu que cette dernière implique un engagement ferme envers la transformation numérique et l’innovation. Les législations gouvernementales et nationales ne peuvent se permettre de laisser le secteur de l’innovation couler ou en jachère. Il est nécessaire de mettre en place un cadre clair, ainsi qu’un système de soutien aux opérations du marché des jeunes entreprises technologiques et innovantes. C’est là que l’investissement entre en jeu.

Actuellement, un investissement de la part de sociétés mieux établies est plus nécessaire que jamais pour secourir et consolider l’écosystème technologique du continent. Les sociétés plus solides apportent leur solvabilité financière, leur vaste expérience du secteur et un réseau bien établi de contacts. Quant aux start-ups technologiques, elles ont une connaissance approfondie des technologies les plus récentes et offrent un renouvellement nécessaire des idées et des processus, de grandes capacités à s’adapter au changement et à accomplir plusieurs tâches simultanément, et beaucoup d’énergie pour aller de l’avant. Un accord gagnant-gagnant, en fait.

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